Chad

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Capital N'Djamena

Situation courante (mars - mai 2018):

  • 8 départements en phase de crise (contre 4 en 2017) : Mamdi, Wayi, Fouli, Kaya, Batha Est, Mangalmé, Nord Kanem et Biltine.
  • 623 982 personnes en phase 3 et plus (contre 380 320 en 2017);
  • Mise en exergue du côté pastoral de la crise;
  • Réponse du gouvernement: ventes localisées des stocks résiduels de l’ONASA à prix subventionnés;

Situation projetée (juin - août 2018):

Dégradation attendue de la situation alimentaire et nutritionnelle de juin à août 2018 avec :

  • 19 départements sont projetés en phase 3 – Crise ;
  • 990 706 personnes en phase 3 et plus (dont 34 000 en phase d’urgence) contre 897 000 en 2017 ;
  • 81% des personnes en phase 3 et plus sont dans 6 régions de la bande sahélienne.

Situation nutritionnelle en cours de détérioration au premier trimestre 2018 

  • Dépassement du nombre de cas attendus de MAS et de MAM au premier trimestre 2018 : Ouaddai, Kanem, Lac, Guera, Sila et Ndjaména ;
  • Hausse anormale (plus que les moyennes de saison) des prix des céréales locales à l’ouest et au sud du pays ;
  • Alerte des autorités du Sila (Djrourouf al ahmar) sur la dégradation de la situation dans leur région ;
  • Enquête d’urgence (Sécurité alimentaire et nutrition) en cours de lancement pour évaluer l’évolution de la situation. Possibilité d’actualisation du Cadre Harmonisé en juin.

Recommandations du cluster:

  • Anticiper la réponse dans les départements en crise durant la phase courante et étendre la couverture jusqu’aux récoltes (assistance d’avril à septembre);
  • Assurer l’assistance pour les nouveaux départements qui vont basculer en crise durant la soudure (assistance de juin à septembre) ;
  • Si une réponse anticipée n’est pas en place à partir d’avril 2018 alors prévoir des rations complètes pour l’assistance de soudure ;
  • Accompagner la réponse à la soudure avec des interventions d’appui aux moyens d’existences
  • Lier les interventions avec des projets de développement en cours chaque que possible, ;
  • Mettre en place chaque fois que possible une réponse multi-sectorielles (sécurité alimentaire, nutrition, santé, WASH et protection) ;
  • Assurer une disponibilité à temps des financements (achat des vivres, pré-positionnement, interventions des moyens d’existences) ;
  • Renforcer les systèmes d’alertes précoces avec les services étatiques et les partenaires afin d’avoir des informations à temps
  • Développer des outils de collecte uniformisés pour le Cluster sécurité alimentaire (quantitatif et qualitatif);
  • Former les partenaires en protection et redevabilité (Planifiée en avril et mai)
  • Inclure les thématiques transversales dans la réponse.